Nous sommes passés en Argentine samedi 17 mai, et nous avons pour cela pris la route qui joint Santiago à Mendoza, en traversant la Cordillière des Andes. Il a fallu grimper jusqu' au passage Puente del Inca, qui culmine à 4000 m environ, au pied de l'Aconcagua, plus haut sommet de la chaîne (presque 7000 m) Malheureusement, du côté chilien, le temps était assez maussade et couvert, ce qui fait que nous n'avons pas vu grand-chose. Il a fallu attendre la descente côté argentin pour que le ciel se découvre et que nous puissions avoir un premier aperçu des paysages andins, désertiques et arides, qui nous ont impressionnés. L' arrivée à Mendoza nous a réservé une bonne surprise : l'air y était chaud, le soleil brillait de tous ses feux, et nous avons vite ôté les polaires et manteaux. Sans retrouver la chaleur asiatique, nous étions contents de nous retrouver dans un endroit où nous pouvions nous balader en tee-shirt et remettre nos tongs . L'explication de ce changement radical de climat vient du fait qu'un vent chaud du Pacifique passe en altitude au-dessus du Chili et après avoir franchi les Andes, redescend sur Mendoza et sa région. La ville nous a paru tout se suite agréable : grandes avenues avec de nombreux petits restos et bars en terrasse, places aérées où les gens se promènent, musiciens et comédiens qui jouent dans les parcs. Atmosphère vraiment sympathique. Et pour nous mettre vite dans l'ambiance, nous nous sommes retrouvés le soir devant une bonne assiette de « parillada », c'est à dire de viande grillée dont le pays s'est fait la spécialité. Le tout arrosé d'un « Malbec », le vin de la région, qui n' a rien à envier à pas mal de vins français. Mendoza est en effet le centre principal de production vinicole du pays, et une des activités touristiques habituelles consiste à visiter les caves du secteur. Ce que nous avons commencé à faire le lundi, avec dégustations en prime, bien sûr. Le Malbec en particulier est un cépage d'origine française, mais rejeté en France car ne donnant pas de vin de qualité suffisante. Importé au 19ème en Argentine, et le climat lui correspondant sans doute mieux, il a été cultivé ici et donne un vin qui a du corps, un peu comme un Rioja espagnol. On fabrique aussi un « Champagne » local, mais nous n'y avons pas goûté. Sans chauvinisme primaire, je ne crois pas cependant qu'il vaille celui de France. Bref, nos papilles sont à la fête !!! L'ambiance en ville est un peu celle d'une ville espagnole : activité jusqu'à 13-14 heures, puis tout ferme jusqu'à 18 heures. Et de nouveau tout se réanime jusqu'à tard le soir, les gens ne commençant à sortir pour aller manger que vers 21 heures. Il semble que l'Argentine soit le pays des marchands de chaussures et des pharmacies. Ici, en tout cas, on ne fait pas 100 mètres sans passer devant l'une ou l'autre de ces boutiques. Les chaussures sont d'ailleurs pas mal du tout et bien moins chères qu'en France. On va en profiter pour s'équiper de chaussures de marche pour la fin de notre voyage dans les Andes de Bolivie et du Pérou. Nous constatons par ailleurs une grande différence avec le Chili, où nous avons trouvé l'ambiance un peu tristounette. C'est vrai que le froid n'aidait pas à se sentir à l'aise. En tout cas nos premières impressions « argentines » sont très positives et nous donnent envie d'en connaître plus sur ce pays.
Commentaires sur cet article CLAUDINE un petit coucou de l'hopital.
Après avoir voyagé à travers vos récits ; à mon tour, je vais gouter aux vacances en faisant une escapade une semaine au Maroc visiter les villes impériales.
Bien sur je retrouverai avec plaisir vos récits à mon retour.
mino coucou,
c'est étrange de se "retrouver" en Argentine sur vos traces en cette fin de journée lorraine et pluvieuse du 22 mai!Journée de manif aussi! bonne route,que vods pas vous portent sur de beaux chemins. bisoux, poux et houx...Mino